Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Ambition Citoyenne et Solidaire pour l'Yonne
Publicité

« Silence, on tourne ! »

Nos élus de la majorité départementale cumulent les qualités artistiques et sportives. Déjà,
dans nos derniers articles, nous saluions les prouesses théâtrales dont ils savaient faire preuve comme l’impressionnante gymnastique que l’affaire Domanys leur avait imposé.
D’ailleurs, n’oublions pas, comme le soulignait un journaliste d’un média local lors des débats autour de l’office public, que parmi eux se trouvent un féru de théâtre.


« Commediante ! Tragediante ! »


Cette fois, ce fut le Septième Art qui se trouvait à l’honneur de l’Assemblée du 18 octobre. La majorité s’offrit une minute de silence à la mémoire des campagnes assassinées.

Si elle « fit son cinéma », le piètre jeu des acteurs n’aura convaincu personne et on ne lui
décernera aucun Oscar : peu de figures graves mais des sourires retenus, dissimulés tant bien que mal, pour un moment qui se voulait pourtant solennel. Compatissons : le script était médiocre et de mauvais goût.

S’il est une chose à commémorer, ce n’est guère le trépas d’un système quasi-monopolistique ni l’enterrement d’inégalité inadmissibles entre les électeurs comme entre les hommes et les femmes.

Il faisait certes l’affaire de quelques-uns, au demeurant majoritaires au sein de l’assemblée, mais ceux-là ne pouvaient se targuer d’une représentation significative du corps électoral.

A la limite eut-on pu comprendre la commémoration du conseiller territorial, prototype mort-né d’un élu cumulant les casquettes de conseiller général et de conseiller régional.
C’eut toutefois été une première : il n’est guère resté dans les mémoires que la majorité
départementale organisa semblable manifestation au moment où Nicolas Sarkozy décidait de faire littéralement disparaître les Départements.

A l’extrême rigueur, encore eut-on ressenti quelque commisération à l’égard des 16
conseillers généraux masculins qui ne « survivront » pas à la réforme et devront céder leur place à autant de femmes.

Mais au fonds, l’arrivée imminente de ces dernières dans notre Assemblée ne constituerait-elle pas la raison inavouée de ces larmes de crocodiles ? La majorité départementale ne s’est en effet guère illustrée dans la défense de la parité !

Peut-être serait-il nécessaire de lui rappeler, pourtant, que les moeurs ont évolué depuis qu’un monarque français aurait écrit ces fameux vers : « Souvent femme varie. Et bien fol qui s’y fie ».

L’initiative tint au final de la comédie plus que de la tragédie et au regard de l’intérêt de
l’affaire, suggérons à la majorité d’avoir au moins la sagesse de s’en tenir là.

Messieurs, « tirez le rideau, la farce est jouée » !

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article