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Ambition Citoyenne et Solidaire pour l'Yonne
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La majorité départementale est-elle « orwellienne » ?

« Si les choses ne changent pas, change ta façon de voir »


Le « Mot des groupes » de la revue « Au fil de l'Yonne » donne parfois l'occasion à notre
droite départementale d'écrire quelques « pépites ». L'on apprend ainsi qu’une baisse des subventions pour les associations à caractère social de plus de 8 % constitue une « politique de solidarité à hauteur de nos missions » et qu'une baisse de 24 % des sommes engagées au titre de la politique économique du département constitue « une politique économique volontariste ».


Il n'est plus permis de douter que l'UAY se revendique de la filiation de George Orwell, qui écrivait dans son « 1984 » les célèbres oxymores : « La guerre, c'est la paix » et « La liberté, c'est l'esclavage ». Incapable de changer les choses, la majorité départementale nous invite à changer de point de vue !


Ne pas « abandonner » mais redéfinir les politiques départementales


Citant un article du 27 avril 2013 paru dans l’Yonne Républicaine, elle assure que nous
préconiserions d’abandonner le champ économique. Y croit-elle réellement ?


Les interventions économiques menées doivent être efficaces et non à fonds perdus. Or, c'est aujourd'hui le cas : c'est d'ailleurs la Chambre Régionale des Comptes qui le soulignait dans son rapport sur les budgets 2006-2011 examiné lors de la dernière Assemblée départementale, dans lequel elle pointait l'absence de résultats économiques malgré de lourds investissements.


Aujourd’hui, le cadre légal évolue. Les Communautés de communes et la Région sont (ou vont être) reconnues par la loi comme les responsables de la mise en oeuvre des politiques publiques en matière économique. C'est pourquoi nous proposions de recentrer les actions du Conseil Général sur ses compétences propres dont la plus importante, la solidarité, sans casser les outils existants, tel Yonne Développement dont les résultats sont extrêmement satisfaisants.


Cela nous impose de redéfinir notre action en cohérence avec les autres collectivités, dont les collectivités « chefs de file », pour les rendre plus efficaces et moins onéreuses.

Avec l'UAY, une politique économique volontaire... au service de l’incivisme fiscal


Réviser les politiques du Conseil Général est d'autant plus opportun que nous dénoncions dernièrement les choix dispendieux réalisés par l’exécutif départemental, qui proposait un partenariat qui l'aurait conduit, s'il avait été conclu, à un coût de 44 000 euros sur quatre ans. En échange : huit sauts en parachute gratuits et un aéronef arborant les couleurs du Conseil Général. Cet exemple illustre malheureusement les choix faits par cette majorité, prompte à sortir le portefeuille pour des dépenses contestables voire somptuaires !


Il est un domaine où il faut lui donner acte de son volontarisme. Elle ne répugne pas à
encourager l’exil fiscal. Elle le finance même au travers des subventions versées à une société dont le dirigeant a fait le choix de s’exiler en Belgique, faisant fi de la solidarité nationale et privant de ressources la puissance publique. Il est de bon ton de s’en prendre à l’impécuniosité de l’Etat, lorsque l’on encourage l’exil fiscal !


Tandis que ce dirigeant assumait ouvertement son statut de résident Belge, aucun embarras ne s’est manifesté dans les rangs de l’UAY. Mais il est vrai que pour cette dernière, s’interroger sur le bien fondé d’un tel comportement relève d’une « vision politique obsolète ».

Une politique « Au fil de l'Yonne »


Mais au fait, quelle est sa « vision politique », hormis d'empiler des affirmations
contradictoires comme nous l'écrivions ci-dessus ? Une fois encore, on s'interroge. La
politique actuelle se laisse porter « Au fil de l'Yonne ».


Il est impératif, et nous y sommes favorables, que les subventions, partenariats et aides
consentis par le Conseil Général prennent en compte ces critères et que de véritables
mécanismes de contrôle et d'évaluation soient mis en place, dans un esprit d'efficacité et de bonne gestion des deniers publics.


Ce n'est pas ce que fait la majorité. Ainsi que le relevait la Chambre Régionale des Comptes : actuellement, aucune condition de création voire de maintien de l'emploi ne subordonne l'octroi des aides financières du Conseil Général. N'est-il pas temps d'y remédier ?

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